en guyane nous sommes de toutes les couleurs paroles
Lecréole guyanais connaît depuis des années de profonds changements.Les jeunes, artistes et autres, parlent spontanément le créole, on ne peut donc pas parler de dis Le créole guyanais en
Lesnégociations entre les collectifs protestataires en Guyane et les ministres Matthias Fekl (Intérieur) et Ericka Bareigts (Outre-mer) ont commencé samedi à Cayenne, et certains barrages ont été levés, dans l'attente des propositions du gouvernement. Après bientôt deux semaines de conflit social, et alors que le cahier de revendications comprend plus de 400
Parolesde la chanson Toutes les couleurs par Ninho. Shuriken Music. J'crois qu'l'ancien a raison,, hein (j'crois qu'il a pas tord) Y'a rien d'mieux qu'la santé, hein (avant la mort) C'est nous les plus
Cettehistoire sans paroles, rythmée par les cris du public, nous rend plus légers. En cas de pluie, replis au gymnase. Bleu tenace - Festival Les Rias 2022 . Spectacle, Sports et loisirs Locunolé 29310 Le 26/08/2022. Rhizome - Chloé Moglia Trédion (56) - Cirque en suspension – 25 min (Création 2021) Tout public Circassienne, trapéziste et pratiquante d’arts martiaux, Chloé
Lephotographe Mark Mawson a en effet plongé sous l'eau pour réaliser plusieurs séries de clichés époustouflants. Ses trois séries de photos sous-marines -Aqueous , Aqueous Electreau et
Site De Rencontre Dans Le Jura. Une fois de plus, l’inspiration pour ce nouvel article de blog me vient directement de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, mon nouveau lieu de travail. Pour la 18emiste que je suis, et, il faut l’avouer, la compulsive amatrice de Révolution depuis quelques années, cette bibliothèque contient une documentation inestimable en l’occurrence, des milliers d’imprimés révolutionnaires, que j’ai donc tâchés d’explorer au prisme des présences noires en France. Cette exploration m’a permis de compléter ma marotte du moment, dont on reparlera bientôt dans ces pages les discours politiques écrits et tenus par les Afro-descendants en France entre 1789 et 1799. C’est ainsi que je suis tombée sur une brochure assez rare “André mulâtre, né à Cayenne, à la Convention nationale“. Absent des collections de la BnF, ce court texte est également signalé dans les collections de la bibliothèque universitaire des Antilles mais sa numérisation demeure inaccessible. Ce très court texte de 3 pages a été rédigé le 15 ventôse an II c’est à dire le 4 mars 1794, un mois à peine après la première abolition de l’esclavage. L’auteur affiché de cette déclaration se nomme donc André ce dernier se présente comme un affranchi, cet évènement ayant eu lieu avant le décret national d’abolition de l’esclavage. Il vit à Paris et se place sous la protection d’une famille de bienfaiteurs, les Larivière et de son professeur, le citoyen Chambly ; s’il prend la parole en 1794, c’est pour les défendre. La veuve Larivière et Chambly sont en effet en état d’arrestation en 1794, ce dont s’insurge André au nom de leur adhésion pleine et entière aux principes républicains. André, à la Convention nationale, 1794, Bibliothèque historique de la Ville de Paris André, à la Convention nationale, 1794, Bibliothèque historique de la Ville de Paris Le problème, après une première lecture, c’est que plusieurs éléments ne collent dans ce récit. Ce qui met d’abord la puce à l’oreille c’est la différence entre le discours policé d’André, très argumenté et son âge réel. En effet, d’après le même opuscule, André, né le 12 août 1784, est en réalité âgé de seulement 10 ans au moment des évènements. On l’imagine donc mal à l’initiative de ce discours très policé. D’autres éléments ne sont également pas cohérents, et, en premier lieu, la cellule familiale décrite par André. Ce dernier commence en effet par exposer qu’il a une mère et des frères, affranchis comme lui ; très vite cependant, ce foyer originel disparaît complètement pour ne laisser la place qu’à la veuve Larivière et le citoyen Chambly qu’André revendique même comme ses parents adoptifs. Toutes ces constatations permettent ainsi de se rendre compte que ce discours est un faux André est ici une marionnette muette, à travers laquelle les Larivière tentent de faire entendre leur voix, pour leur bénéfice. Tâchons donc de dénouer l’écheveau de propagande monté par ces derniers. André même a t-il vraiment existé ? Rien n’est moins sûr. D’après ses dires, il arrive en France en 1788 avec la veuve Larivière pour recevoir une éducation auprès du citoyen Chambly derrière ce patronyme révolutionnaire adopté en 1794, il faut en réalité lire René Charles François La Tour Dupin Chambly. Le problème, c’est que pour la région parisienne notamment, la documentation devient assez éparse après la borne que représente le recensement de 1777. La consultation des trois Dictionnaires des gens de couleur sous la France d’Ancien Régime ne permet ainsi de repérer aucun esclave ou affranchi répondant à ce prénom et dépendant des Larivière ou des Chambly à la veille de la Révolution. Ce qui est certain en revanche, c’est que la famille Larivière était bien une famille de colons, installés en Guyane ces mêmes dictionnaires permettent ainsi de repérer deux esclaves des Larivière, en partance ou en provenance de Cayenne. Le premier à apparaître dans les archives est un certain Jean-Baptiste, qui part de Bordeaux en 17681 ; le second s’appelle Lubin et est temporairement emprisonné à Nantes en 1783 à l’âge de sept ans2. La ville de Cayenne, détail de Vue de la Rivière et Ile de Cayenne, 1760 source Gallica Cette fausse prise de parole est donc clairement là pour servir les intérêts du clan Larivière de colons guyanais sous l’Ancien Régime, ils deviennent soudainement des républicains dans l’âme à la Révolution qui auraient permis l’affranchissement et l’éducation d’une dizaine d’esclaves que leur emprisonnement laisserait démunis. Cette interprétation louable reste cependant à prendre avec des pincettes. Il est plus probable que la vie d’André ait été assez différente de ce récit idyllique les séparations familiales forcées étaient ainsi monnaie courante, ce qui expliquerait l’absence de sa mère dans ce récit. Par ailleurs, nous n’avons pour l’instant aucune preuve d’affranchissement d’esclaves par les Larivière. Cette réinterprétation des faits reste cependant sans effet le citoyen Chambly est ainsi guillotiné moins d’un mois après ce réquisitoire. Cette fausse prise de parole d’élites blanches à travers la bouche d’Afro-descendants n’est en tout cas pas un fait nouveau. Ces derniers sont ainsi instrumentalisés dès le mois de novembre 1789 avec un soi-disant discours des “Nègres libres”, publié dans la Gazette Nationale et le Journal Universel3. Contrairement à ce qu’indique le titre, il s’agit en réalité d’une production du Club de Massiac, écrite en réaction à la pétition signée le même mois par les libres de couleur de la capitale, réclamant l’égalité politique. Ce lobby colonial espérait, avec cette fake news, diviser le groupe des libres de couleur en attribuant aux affranchis un discours très radical, susceptible d’effrayer les élites de couleur propriétaires et aux intérêts économiques proche des Blancs. Une “fake news” par le Club de Massiac, Gazette nationale ou Moniteur Universel, 29 novembre 1789 Dictionnaire des gens de couleur, tome 3, notice ? [↩]Dictionnaire des gens de couleur, tome 2, notice 5026 [↩]29 novembre 1789, Gazette nationale et 30 novembre 1789, Journal Universel ou Révolution des royaumes. [↩]
J'ai jamais couru quand j'étais de sortie Avec un pote qui cherchait la merde devant 20 personnes Même quand on était deux, j'ai l'seum J'prends ses patins devant l'ennemi quand l'ami est en tort Ce n'est qu'une fois l'embrouille loin derrière nous Que j'lui dirai que je suis pas d'accord Cocks m'a appris à éviter les phrases du genre "J't'avais dit !" Quand un ami se trompe sur un truc grave quand tu l'avais prévenu Mon négro avait du cœur malgré la cellule Mon grand frère de la street que je n'ai jamais eu, c'est lui Je mourrais pour un frère de cœur réellement aimant d'une mort altruiste Des frères de sang se font des coups d'pute, poussés par le démon Non, le sang n'a pas d'aimant J'embrouille les gens que j'aime qui éteignent leur iPhone la nuit Quand il dorment avec des pétasses exquises Si le lendemain t'apprends que j'ai été tué à deux pas d'chez toi T'auras quoi comme excuse ? J'donne pas d'blaze au poste, ton pote balance, ça m'affecte J'n'ai parlé aux keufs qu'une fois, pour niquer des gens qui taffaient avec J'me convertis pas à l'islam pour marier Nawell Madani, Leïla Bekhti ou Rania de Jordanie Même si elles sont grave magnifiques J'me convertirais pas au judaïsme pour gratter quoique ce soit J'y ai trouvé le créateur, ça me suffit J'suis un nhomme-bo, j'vais aller régler cet enculé seul Avec dans ma sacoche le schlass de Rambo J'lâcherai rien tant qu'j'aurais pas sa peau Qu'elle soit noire ou de la couleur du porc Avant que j'accepte l'aide d'un youv pour le trouver Magnum caché, scotché sous son tableau d'bord Vos rappeurs sont des anciens videurs de chicha et des poucaves Ils n'ont jamais fait de descente ! Moi, j'assume tout J'm'étonne pas de voir couler mon sang quand je sais que j'peux être blessant J'laisse mes amis en dehors de mes embrouilles, j'respecte leur vie J'oublie pas que c'est pas des chats noirs qui nous collent au tarma Mais des putains d'pumas J'aime pas engrainer mes amis à me suivre dans la boue, sous les coups J'laisse ça à José Bové et au rugbymans J'ai accepté un feat avec Kaaris par l'intermédiaire de des 2bal Quand il était inconnu pour sa compil' Quand Y&W m'a demandé de l'inviter pour Majster Le renoi est venu un an après, il m'a prit pour une groupie "Ouais y a pas d'problème Despo, tiens mon numéro, la semaine prochaine on fait ça, c'est bon, direct" La semaine d'après le macaquos répond pas au téléphone J'sais qu'il a du taf, j'dis rien Deux mois après, le numéro il marche plus Quand j'ai Thérapy au phone il m'dit genre "On doit bouger en Guyane", ou un truc dans l'genre Thérapy envoie la prod Entre temps, pendant des mois, le renoi m'balade Tss toi ?! C'est un truc de malade J'dis aux producteurs "j'suis la pute à personne, j'suce pas d'bite Cet album, c'est une bombe Willy, j'ai pas besoin d'feat" Ils m'disent qu'il faut Kaaris, ça va attirer les jeunes teubés Il m'disent qu'il faut Niro, ça va attirer grave des rebeus J'pense pas comme eux, j'veux juste sortir l'album Me natchave, me produire, graille pour ma pomme Niro met un un an à venir... Kaaris met un an à venir... J'suis meilleur qu'eux deux réunis, j'prends sur moi, mon cœur est un roc Entre temps, ils avaient posé avec des gens qui avaient du buzz, aucune parole Wesh Riska, Medi Med le DJ d'Booba m'a dit qu'toi et Dosseh il croyait qu'vous étiez mes petits Ils vous ont connu en cherchant Despo sur YouTube Wesh… Il te l'a pas dit ? Dès que ces renois signent chez Couscous Clan Ils oublient qui leur a donné du mafé quand il avaient pas d'euro Ah putain, c'est triste C'est C-17 qui tue son créateur, le Docteur Gero En 2009, j'voulais pas signer Fababy, j'voulais le responsabiliser J'lui ai dit Tu dis qu'tu fais du bif de la street dans tes raps, fonce ! Monte une boite, tu prendras pas 10%, tu seras un boss ! » Le renoi a bégayé, il est pas allé à la tirette J'ai eu ma première permission de sortie après l'hospitalisation des coups d'schlass, j'l'ai appelé direct J'voulais voir ce jeune que j'avais fait découvrir au rap game J'en étais fier, il kickait dur Le renoi s'pointe avec un pote Il me dit C'est comment Despo ? Faut qu'on avance, le buzz il va partir. » J'ai échappé à une peine à deux chiffres Écoutez, j'suis cachetonné et cuit Lui, il pense qu'à lui et ça m'a dégouté J'lui ai dit Tu peux pas attendre, fais c'que t'as à faire moi j'vis la misère » Sans animosité, j'lui ai souhaité un bon courage sincère Fabrice quand t'as signé chez ce twerkeur dans le Les gars m'disaient Pourquoi tu l'as pas bloqué ? », ils rouspétaient J'leur disais non, il sera plus connu avec La Fouine qu'avec moi, c'est un choix d'carrière, faut le respecter » J'te salissais pas malgré les ça m'sidère » Malgré ton interview Rapélite où tu craches sur mon rap Et les ventes de Convictions suicidaires Aujourd'hui, j'laisse rien passer Faut qu'les gens sachent que vous schlassez Les mains tendues autrefois pour votre bonheur I'm everyday honest J'laisse plus rien passer négro Les gens doivent savoir qui sont les vrais hommes d'honneurs Et qui sont les donneuses A real nigga never fuck a friend's girlfriend J'suis pas comme ça, par peur de m'faire plomber Et qu'le cocu finisse à Fresnes Une femme qui regarde l'ami d'son homme d'un regard amoureux Déclenche le sentiment d'infériorité chez son mec Celui qui dit le contraire te ment Ou alors c'est un échangiste Avec un cœur qui ne bat pas correctement Oui je sais, je suis pas parfait Oui je sais, je suis pas parfait Oui je sais, je suis pas parfait But a real nigga never fuck a friend's girlfriend Anthony, j't'ai demandé si t'étais avec Sonia Avant de la contacter pour la fuck J'l'aurais jamais regardé autrement que dans les yeux si elle était tienne J'vis dans l'passé car la traîtrise est en vogue Mehdi, Isabelle est venue chez moi ce jour où t'étais au taf J'ai rien compris, elle a toqué, j'ai ouvert Elle m'a fixé avec des yeux et un sourire séducteur Pour toi j'étais triste Elle m'a dit Tu m'invites à prendre un verre ? » J'ai dit oui par courtoisie J'étais pas bien à m'demander comment t'aurais pris cette situation moisie J'ai inventé un rendez-vous, je l'ai pas touchée Elle est rentrée chez vous sans le besoin de se doucher Abdou t'étais dans l'salon, moi, dans la chambre Ta meuf a quitté l'salon, a fait semblant d'aller aux chiottes Elle m'a caressé le visage, le torse, les biceps J'avais plus d'force, mais j'l'ai pas touchée J'ai dit à tes sins-cou qu'elle était pas pour toi J'pouvais pas être plus précis négro, j'voulais pas t'blesser Dire à son pote que sa meuf a fait la pute avec toi, c'est chaud Ça l'humilie, en plus il retourne la situation, ça peut ter-sau Ce complexe d'infériorité, cet esprit d'comparaison Tuera les deux relations La compétition élève le gagnant au rang de dominant d'la plantation Et pousse le vaincu dans la fosse destructrice des lamentations J'étais dans la position d'un mec qui s'est déjà mangé un coup d'schlass en séparant une bagarre J'étais dans la position d'un mec qui s'fait insulter par la meuf d'un inconnu En tentant d'calmer son gars quand il s'faisait hagar La vie d'rue n'a pas d'sens On ment à nos parents, nos épouses, nos gosses Et on dit la vérité à nos potes J'suis un lion, je n'fuis pas devant une vulgaire hyène Mon pote tu m'attaques dans mon dos en traitre J'viendrai toquer à ta porte C'est le monde à l'envers Les gens vrais et bons souffrent le plus, pourquoi ? J'me le demande Mais qu'est ce que c'est qu'ce bordel Les bons s'font mettre à l'a-de-man C'est le monde à l'envers, c'est le démon Renoi m'dis pas qu't'es pas au courant Qu'vos daronnes noires s'font maltraiter à la Mecque Tu vas m'faire sortir de mes gonds Renoi m'dis pas qu't'es pas au courant Qu'on vous refuse des rebeus parce que vous êtes des singes Prends pas les gens pour cons J'le dis depuis plus d'un an qu'le renoi est aussi soumis au blanc qu'à l'arabe Vous m'traitez de fou, de xénophobe au talent qui est en train d'se perdre Et quand c'est CNN et BFM qui en parlent vous sortez dans la rue manifester, vidéos à l'appui Vous êtes des merdes ! [Despo Rutti, Joe Lucazz & ???] Ne regrette pas d'être un bon, t'auras la paix Y a les hommes d'honneur et les donneuses Ne vas pas t'jeter d'un pont, tout se paye Y a les hommes d'honneur et les donneuses Tu veux faire la guerre, mets toi devant Y a les hommes d'honneur et les donneuses Ne t'cache pas derrière tes femmes, ni tes enfants Y a les hommes d'honneur et les donneuses Ne regrette pas d'être un bon, t'auras la paix Y a les femmes de cœur et les connasses Ne vas pas t'jeter d'un pont, tout se paye Y a les hommes d'honneur et les donneuses Tu veux faire la guerre, mets toi devant Y a les femmes de cœur et les connasses Ne t'cache pas derrière tes femmes, ni tes enfants Y a les hommes d'honneur et les donneuses Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM
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Société Ericka Bareigts, la ministre des outre-mer, a adressé ses excuses au peuple guyanais. Les discussions vont enfin s’engager, alors que le mouvement social dure depuis plus de dix jours La mobilisation n’a pas baissé d’intensité en Guyane depuis le début de la grève générale, lundi 27 mars, alors que le mouvement a commencé il y a près de deux semaines. Les barrages sur les principaux carrefours routiers sont toujours aussi massifs, l’activité économique est paralysée, les écoles sont fermées et la population est déterminée ». C’est un des slogans inlassablement scandés par la foule qui s’est massée dès jeudi matin sur la place de la préfecture, à Cayenne, alors que les ministres de l’intérieur, Matthias Fekl, et des outre-mer, Ericka Bareigts, arrivés la veille, en fin d’après-midi, de Paris, devaient engager les discussions avec les représentants du mouvement. Des négociations qui ont eu du mal à démarrer. Vers 9 h 30, la délégation d’une trentaine de membres représentant les différentes composantes du collectif Pou Lagwiyann dékolé pour que la Guyane décolle », en créole entre dans la préfecture, sous bonne garde des forces de police et de gendarmerie. Rapidement, les membres des 500 frères contre la délinquance, gabarits imposants pour la plupart, vêtus de noir et cagoulés, se déploient en arc de cercle autour du bâtiment, suivis par les quelques centaines de manifestants déjà arrivés sur place, dont le nombre ne va cesser de croître au cours de la journée pour atteindre plusieurs milliers dans l’après-midi. Je suis ultramarine ! » Les premiers contacts tournent court. Le collectif exige que la presse puisse assister aux négociations, ce que les ministres refusent. Première suspension. Les porte-parole reviennent avec une nouvelle proposition que la presse puisse rester trente minutes. Nouveau refus des ministres. Les représentants du collectif quittent alors la salle des négociations et redescendent parmi les leurs. Petit à petit, les manifestants, toujours contrôlés par les 500 frères, resserrent leur présence autour de la préfecture, jusqu’à se trouver pratiquement au contact des gendarmes mobiles. Des émissaires parlementent avec les officiers pour éviter tout incident qui pourrait mettre le feu aux poudres. Tant que nous sommes là, vous ne risquez rien », assure l’un d’entre eux à un gradé. Lire aussi Article réservé à nos abonnés En Guyane, on a aujourd’hui une révolution “participative” » En fin de matinée, les discussions sont au point mort, dans un climat de tension croissant. Les ministres, en liaison permanente avec Matignon, tiennent un point presse improvisé, à l’intérieur de la préfecture. Ils en appellent à un cadre de travail républicain » et se disent prêts à avancer sur des solutions concrètes ». Mais ils n’ont plus d’interlocuteurs. La situation évolue soudainement en début d’après-midi. Quatre porte-parole du collectif s’entretiennent à nouveau avec les ministres pour convenir d’un modus vivendi. La presse va finalement être autorisée à assister aux premiers échanges. 14 h 15 la délégation rentre dans la préfecture. Les négociations ont lieu dans une salle du premier étage, jouxtant la galerie qui donne sur la place. Pas de table une trentaine de chaises font face à la délégation ministérielle. C’est le ministre de l’intérieur qui ouvre les échanges et remercie [ses interlocuteurs] d’avoir accepté cette rencontre dans ce format ». S’ensuivent trois déclarations liminaires de porte-parole du collectif. Le climat de méfiance est palpable. Gaëlle Laponpéronne, chef de file de l’Union guyanaise des transporteurs routiers UGTR, un des syndicats déclencheurs du mouvement, interpelle la ministre des outre-mer, la Réunionnaise Mme Bareigts, pour avoir tardé à réagir et à venir sur place Mme la ministre de La Réunion, le peuple guyanais vous demande de vous excuser. Nous pouvons comprendre la bêtise, nous ne pouvons pas comprendre le mépris. » La ministre prend la parole. A l’extérieur, les manifestants, qui suivent les échanges en direct, sous une pluie diluvienne, continuent de scander slogans et chants. Des huées accompagnent ses propos. Elle fait front, crânement, revendique trente ans de combat pour l’égalité et la reconnaissance des outre-mer, avant de s’exclamer, le bras tendu et le poing fermé pour montrer la couleur de sa peau Je suis ultramarine ! » Lire aussi Les Guyanais dénoncent les défaillances de l’Etat sur l’insécurité Dame digne » Hors de la présence de la presse démarrent véritablement les discussions. Les représentants du collectif remettent aux ministres le cahier de revendications, élaboré par les différents pôles qui le composent, réunissant syndicalistes, socioprofessionnels, société civile. Une longue liste de constats et de doléances, témoignant des retards accumulés, des besoins urgents, mais aussi d’une vision d’avenir pour la Guyane, sur plus de 400 pages. Malgré la volonté des uns et des autres de trouver une méthode de travail et d’engager de véritables discussions, on sent bien qu’il y a toujours un point de blocage autour de la ministre des outre-mer. C’est elle-même qui franchit le pas Si j’ai blessé la Guyane, alors ce ne sera pas moi, ultramarine, qui reculerai devant des excuses. Pour beaucoup de choses, si on s’était excusé, peut-être qu’on aurait avancé beaucoup plus sereinement et qu’on n’en serait pas arrivé là. Alors, pour l’intérêt de la Guyane, je le fais, parce que ma petite personne et mon petit ego n’ont aucune importance. » Si j’ai blessé la Guyane, alors ce ne sera pas moi, ultramarine, qui reculerai devant des excuses » Ericka Bareigts Ses interlocuteurs demeurent un court moment en suspension, puis applaudissent. Gaëlle Laponpéronne se lève et l’étreint longuement dans ses bras. En un moment invraisemblable, la situation a basculé. La délégation va au balcon de la préfecture, appelle la ministre, impose le silence et lui tend un mégaphone. Elle renouvelle ses excuses. La foule l’applaudit. Pour Davy Rimane, porte-parole du collectif, nous avons trouvé une dame digne, j’ai un grand respect pour elle ». Il s’est passé quelque chose de beau et fort », reconnaît la ministre. Les discussions vont maintenant pouvoir entrer dans le vif du sujet. A Paris, où le premier ministre a mis en place une veille interministérielle, l’ensemble des revendications va être examiné, ministère par ministère, afin de pouvoir apporter des réponses concrètes et financées. Les discussions devraient reprendre vendredi dans la journée, ou samedi matin au plus tard. Lire aussi Les chiffres-clés pour comprendre la situation en Guyane Patrick RogerCayenne, envoyé spécial Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. 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Berceau du rap français et vivier inépuisable de talents, la Seine-Saint-Denis est fortement liée au hip hop. Si les noms de NTM, Kaaris, Sofiane ou Sadek sont indéniablement associés au département, les rappeuses originaires du 93 restent encore largement invisibilisées. Pourtant, Casey, au Blanc-Mesnil, ou EK-Tomb dont est issue Black Barbie, à Gagny, sont actives dès le milieu des années 90. Et aujourd’hui, la relève est bien là. La preuve avec cette sélection de 20 rappeuses d’origine séquano-dionysienne à suivre de toute urgence ! Brö Entre un rap incisif parfaitement maîtrisé et des mélodies pop accrocheuses, Brö déroule des textes très personnels qui ne mentent pas. Hérité des années lycées, son pseudonyme révèle une ambiguïté savamment cultivée. Car derrière ses traits juvéniles, se cache une âme féline et toujours aux aguets. Panthère dans la métropole, l’artiste qui a grandi aux Lilas et à Levallois-Perret 92, raconte son quotidien, les garçons, les doutes, la liberté et ces luttes de pouvoir qui transforment la ville en une véritable jungle. Alors, elle se faufile, tard le soir, et gratte le papier en solitaire. Pas de méthodes, pas de plans définis, Brö écrit à n’en plus pouvoir. Sans détour et sans artifice, elle dévoile une réalité brute qui finit par nous captiver. Casey D’origine martiniquaise, Casey, de son vrai nom Cathy Palenne, vit aujourd’hui au Blanc-Mesnil. Tout comme ses acolytes d’Anfalsh et de La Rumeur, Casey se revendique d’un rap de fils d’immigrés » et non du rap français. Les thèmes les plus souvent abordés dans sa musique sont les problèmes de racisme, les violences policières, ainsi que le passé esclavagiste et colonial de la France. Esthr Jeune artiste émergente, Esthr est une rappeuse et chanteuse franco-américaine établie à Saint-Denis. Rythmique travaillée, flow incisif, Esthr s’illustre par une palette large de sonorités aux influences éclectiques assumées, de Little Simz à D’Angelo, à la croisée du old et du new school. Après plusieurs résidences au Petit Bain à Paris en 2019, la MC enchaîne les featurings, les live et parfait ses prestations scéniques. Son premier EP actuellement en construction promet de nous emmener dans un univers atypique aux couleurs actuelles. Goldy Bercée par le rap US et à la rumba congolaise, Goldy découvre ensuite le rap français sur Skyrock. L’artiste de Saint-Denis commence par écrire des poèmes et se met à rapper à l’âge de 16 ans. Elle vit sa musique comme une passion et un exutoire, qui peut faire passer du rire aux larmes. Janusse Kayline Kill Kill La rappeuse montreuilloise Kill Kill est l’instigatrice du projet Freestyles Vécu ». Il s’agit d’une série de freestyles multi MCs sur lesquels l’artiste invite des rappeuses et rappeurs. La première série est intitulée Vécu 1. Lezy Si Lezy a commencé à partager sa musique en 2020, elle écrit depuis toujours. Passionnée de rap, elle puise son inspiration chez des artistes comme Damso, Josman ou Booba en France, et Asap Ferg ou Tyler The Creator aux US. En attendant la sortie de son EP fin 2021, Lezy nous régale avec quelques singles, clippés ou non, disponibles sur les plateformes. Sa plume est acerbe, son flow mélodieux et ses toplines addictives. Lylice J’ai trop serré les dents, j’arrive plus à mâcher mes mots , un simple aveu qui se révèle être le credo de la musique de Lylice incisive et sans concession. Lylice est née et a grandi à Montreuil en s’imprégnant de la ville qui changeait autour d’elle. Les ruelles de cette banlieue seront les premières à entendre ses textes. À 16 ans, elle décide d’emboîter le pas de ses amis qui rappent déjà dans les soirées, le métro, les open mics et les sorties de concerts… Pendant deux ans, elle participe au groupe Cobra avec Nijua et Attys Luna. Elle continue ensuite en solo et enchaîne les concerts. En 2019, l’artiste décide de concrétiser sa passion pour le rap. Elle collabore avec DJ S’One, avec qui elle montera sur scène accompagnée de Esthr et Amnez, et rencontre KØHM avec qui elle réalise son premier EP Farouche ». Mandy Rappeuse depuis deux ans, Mandy est originaire de Saint-Denis. Elle puise dans des références principalement américaines et s’apparente au courant du cloud rap, reconnaissable grâce à ses instrus planantes. Entre egotrip un peu déjanté et mélancolie, elle aime faire de la musique pour faire rêver tout en s’exprimant sur les aléas de la vie entre peines, haine et détermination. May Hi Meg Vingtenaire originaire de Saint-Ouen, Meg, écoute du hip hop depuis toujours. C’est pour elle une musique crue mais authentique, qui permet de se lâcher complètement et de tout donner. Depuis un peu plus d’un an, son irrépressible besoin d’écrire l’a amenée à devenir rappeuse à son tour. Meg s’inspire alors des grandes dames » comme Beyoncé et Rihanna, qui sont pour elles des figures fortes. Nanii Nayra Neithea Autrice, interprète et photographe, Neithea est une artiste indépendante d’origine afro-antillaise qui évolue entre Stains et l’Ile-de-France. La MC fait également partie du collectif Nouvel Ordre Musical, tout comme son acolyte Ba2ry, rappeur et beatmaker. Ils enregistrent plusieurs singles ensemble et remportent le titre de Meilleurs Artistes Diaspora 2018 lors des Beat Awards de Brazzavile. Neithea pose son flow où l’inspiration l’emmène avec des textes parfois engagés, egotrip ou encore juste pour s’ambiancer. Pour elle, l’art n’a pas de limite, c’est une histoire de ressenti et d’émotions. Redflow Née à Paris, Redflow, de son vrai nom Joanne Beverlley Gbazi, est une artiste de 26 ans d’origine ivoirienne basée à Montfermeil. Influencée par la culture hip hop dès son adolescence, elle est bercée par le duo 50 Cent/Eminem ou encore Missy Elliott. Elle fait ses premiers pas dans la musique en 2017 avec C’est mon tour, morceau aux sonorités afro trap. La MC, qui se fait aussi appeler Petite fleur », se définit comme éclectique car elle aime mélanger les styles, et chaque titre est pour elle l’occasion de partager une facette de sa personnalité et de son univers. Turtle White Née en Guyane française de parents haïtiens, Turtle White grandit à Deuil-La-Barre 95 avant de s’installer à Montreuil 93. Elle fait ses débuts dans le rap en 2018, mais c’est pendant le premier confinement de 2020 qu’elle s’y consacre plus sérieusement. Aujourd’hui en pleine phase de développement, elle souhaite créer un univers qui colle à sa personnalité assez contrastée et
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